Pour ceux qui se demanderaient ce que j’ai pensé de Genesis au Stade Olympique le 14 septembre, voici une critique bien sans prétention (et très subjective) que j’ai écrite sur Radoter.com. Tant qu’à m’être autant donné, aussi bien la partager avec le plus de gens possible.
En trois mots : in-cro-yable.
Honnêtement je ne m’attendais pas à grand chose. Pendant longtemps j’ai usé le show de la tournée de 92 en vidéo, mais il y a plusieurs années que je n’écoute plus de Genesis intensément; mes goûts musicaux ont pas mal changé et Invisible Touch (l’album) me fait maintenant grincer des dents. D’autant plus que les quelques critiques que j’avais entendues ou lues n’étaient pas plus reluisantes qu’il faut… Je m’attendais donc à un petit trip le fun avec un stage ordinaire, et les membres plutôt vieux et mous et cantonnés aux gros succès des années 80.
Mon Dieu que j’étais loin du compte. Ce show a allègrement planté celui de 92 et, ce faisant, dépassé tous les fantasmes que j’avais il y a 10 ans en écoutant ce dernier.
La scène : immense, une quantité phénoménale d’éclairage dessus, devant et derrière, et même (la dernière chose à laquelle je m’attendais) quelques effets pyrotechniques. Tout le fond était un immense écran géant sur lequel on projetait majoritairement des animations par ordinateur très bien choisies selon le contexte, mais aussi des montages et des images live des musiciens. Premier problème ici : l’écran est en demi-cercle ce qui nous empêchait, dans le côté, de voir les animations du centre.
Le setlist : j’ai été extrêmement surpris du setlist, surtout de la quantité de vieilles tounes, y compris de la période Gabriel. On a eu droit notamment à In The Cage, The Colony Of Slippermen, Cinema Show, Duke’s Travels, Afterglow, Firth Of Fifth, I Know What I Like, Ripples, Los Endos, Carpet Crawlers… Certaines de ces tounes étaient combinées en medleys mais on avait les parties les plus importantes. C’était définitivement un show pour contenter les nostalgiques, à preuve les images d’archives pendant I Know What I Like et les silhouettes animées des pochettes d’albums pendant Follow You Follow Me. Note très personnelle, j’ai même eu droit à mon péché mignon, Second Home By The Sea, agrémenté non seulement des mêmes projections de visages de fantômes de la tournée de 92 qui me faisaient tellement tripper, mais en plus de feu rouge qui grimpait le long des tours à l’arrière de la scène.
Le son : j’ai lu plein de bons commentaires à ce sujet, mais ils provenaient vraisemblablement de monde assis dans le parterre; pour nous, dans le côté dans la première rangée d’estrades, c’était 60% d’écho. Heureusement que je connaissais les tounes par coeur pour compléter les bouts manquants dans ma tête, et j’avais beaucoup de misère à comprendre ce que Phil disait quand il parlait. Mais somme toute c’était très endurable.
La performance : les gars, sans être impeccables, étaient droits comme les professionnels presque sexagénaires qu’ils sont. Par bouts ils rentraient même pas mal plus raide que je les croyais capables, comme dans Behind The Lines, The Last Domino ou Los Endos. Mais je dois dire que j’espère pour eux que c’est leur dernière tournée : Phil était visiblement totalement épuisé à la fin du show, il peinait à reprendre son souffle et il a plutôt expédié les remerciements avant de partir. Par ailleurs rares étaient les tounes qui n’étaient pas jouées 2-3 tons plus bas que l’originale pour donner une chance à sa voix, et je l’ai très bien vu se boucher les oreilles en grimaçant de douleur pendant une ovation particulièrement bruyante. Il était d’ailleurs censé arrêter les tournées il y a quelques années sous ordre de son médecin parce qu’il commence à perdre l’ouïe.
En tout et partout c’était définitivement un des meilleurs shows de ma vie; j’ai d’ailleurs pris conscience en sortant que j’avais réalisé un rêve que je ne pensais même plus avoir. Je pense que seul notre emplacement m’empêche de lui donner la palme d’or du meilleur show de ma vie, et ce n’est pas parce que j’étais vendu d’avance; je ne le suis plus pour Genesis depuis longtemps. J’ai ensuite constaté en lisant les critiques que beaucoup de journalistes dans le même état d’esprit que moi partagent mon opinion.








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